
Après vous avoir fait voyager en Anjou, au Japon et en haute montagne dans mes précédents romans, c’est cette fois dans le Finistère Sud que je vous emmène avec Les Solitudes.
Ce roman évoque, à travers une histoire portée par une galerie de personnages singuliers, la solitude, ou plutôt, toutes les formes de solitudes modernes. Parce qu’on a beau être toujours plus connectés, le sentiment de solitude n’a jamais été aussi partagé.
Il invite à se questionner sur la manière dont les individus sont affectés par la solitude et sur l’impact que leur comportement peut avoir sur notre société tout entière : jusqu’où cela peut-il aller ?
Le cadre
« Les Solitudes » se déroule principalement dans le Finistère Sud, mais aussi dans les Yvelines… Quimperlé est devenu mon fief depuis 2021, alors forcément, j’ai voulu lui rendre hommage ; je n’ai pas pour autant oublié ma précédente région d’adoption et j’ai donc choisi d’y entrelacer ces deux univers.
J’en profite pour faire des clins d’oeil à celles et ceux qui animent ces lieux et pour vous faire découvrir mes paradis secrets.
Les personnages
Katell, l’héroïne de mon roman, est coiffeuse ! Je vous emmène donc dans l’univers feutré d’un salon de coiffure, dans lequel coupes de cheveux et confidences s’entremêlent… C’est drôle comme la même héroïne peut inspirer des sentiments différents aux lecteurs : Katell a suscité des réactions très contrastées chez mes lecteurs.
La plupart l’ont trouvée attachante, sympathique, dévouée, courageuse… et ils ont ressenti avec puissance avec elle chaque rebondissement de son histoire. Quelques-uns ont pourtant eu envie de la secouer ou de la débarrasser de sa candeur.
Comment trouvez-vous les héroïnes qui expriment autant de force que de fragilité ?
Pauline, la patronne de Katell, est souriante, belle, ambitieuse, exigeante, mais aussi jalousée, torturée… Avez-vous déjà croisé des personnes que vous avez enviées avant de découvrir leur vie intérieure ?
La cliente préférée de Katell s’appelle Maryannig. C’est une vieille dame au physique fragile, résidente au Domaine de la Mer. Elle est totalement silencieuse et elle semble avoir été abandonnée par ses proches…
Kelian, le frère de Katell, est un éternel enfant, à la fois intelligent, singulier, attachant, drôle… mais aussi fainéant, menteur et pas vraiment bien dans ses baskets… Bref, l’illustration parfaite du post-ado attachiant 😉
Et puis il y a Maïna, Dany, Polo… et bien d’autres.
Les thématiques
L’un des thèmes de ce roman est le grand âge. Pourquoi est-ce que je parle de vieux dans la plupart de mes romans ?
Parce que je me sens concernée : on a tous des vieux dans notre entourage et… on deviendra tous des vieux (enfin, peut-être). Bref, c’est un sujet qui me préoccupe et qui fait partie des questions de société importantes à mes yeux. Une occasion de réfléchir à notre rapport à la vieillesse.
J’y parle aussi de virtualisation du monde, parce que le virtuel prend une place de plus en plus grande dans notre quotidien. Il est devenu tout à la fois un assistant, une ouverture sur le monde, un exutoire, un baromètre de reconnaissance sociale… À nous de rester vigilants quant aux dérives associées : addiction, difficulté à faire la part des choses entre réel et virtuel, désocialisation, harcèlement, dépression, sédentarité…
Je questionne également les vies sentimentales chaotiques, la ruralité et la nature, l’entraide et les liens, le déracinement… Autant de thèmes qui alimentent ou soulagent le sentiment de solitude.
